
La société française DxO Labs a été fondée en 1995 par des mathématiciens de haut vol et réputés dans leur domaine. Spécialisée dans l’analyse et le traitement de l’image numérique, cette société s’est fait remarquer dans le monde de la photographie avec la commercialisation du logiciel DxO Analyser, rapidement reconnu par la presse spécialisée et adopté par de nombreux fabricants pour mesurer la qualité technique des appareils numériques. Le logiciel DxO Optics Pro, lui, se base sur des mesures établies par DxO Analyser pour corriger automatiquement les défauts inhérents à un système optoélectronique composé d’un boîtier numérique et de son objectif.
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DxO Optics Pro en est à sa quatrième génération et traite dorénavant des fichiers RAW issus de nombreux appareils. Depuis la sortie de la version 3.5, le logiciel existe dans trois versions, Elite, Standard et Starter, qui diffèrent par le nombre et type d’appareils gérés. Elite prend en compte les boîtiers professionnels en plus des appareils experts et Starter est dédié aux bridges. Chaque logiciel est constitué de plusieurs modules :
- DxO Correction Engine : c’est le cœur de l’application qui contrôle les corrections optiques, le traitement par lot ainsi que l’interface utilisateur ;
- DxO Raw Engine : composant permettant à DxO Optics Pro le traitement des fichiers bruts et leur conversion vers un format d’image « universel » ;
- DxO Camera Body Correction Modules : modules tenant compte des particularités du boîtier (taille du capteur, nombre de pixels, présence d’un filtre AA – anti-aliasing – ou de microlentilles) ;
- DxO Optics Engine : module qui contient les données nécessaires pour corriger les défauts optiques de l’objectif utilisé (chaque objectif nécessite donc son propre module). La quatrième version du logiciel étend les fonctionnalités de ce module grâce à une correction d’ajustement de l’horizon, de la perspective et une nouvelle fonction visant à corriger l’anamorphose de volume, déformation qui affecte surtout les objectifs très grands-angles.
- DxO Noise Engine vise à diminuer le bruit d’une manière très efficace. Selon l’éditeur, vous pouvez gagner l’équivalent de deux diaphragmes au niveau du gain, bruit électronique très visible en haute sensibilité ISO. Une fois traitée, une image prise à 1 600 ISO devrait donc présenter un niveau de bruit équivalent à celui d’une image à 400 ISO non traitée. Le résultat est en effet assez probant : le bruit diminue sans que vous perdiez pour autant les détails dans l’image. La qualité de l’algorithme DxO est comparable à celle des algorithmes employés par les outils les plus poussés pour le traitement du bruit : Noise Ninja et Neat Image.
- DxO Lighting Engine, lui, éclaircit les basses lumières de l’image pour optimiser localement son exposition et sa gamme dynamique. Le fonctionnement de la Lighting Engine est comparable à celui des outils D-Lighting de Nikon Capture et Tons foncés/Tons clairs de Photoshop CS et CS2.
La toute nouvelle DxO Color Engine apporte quelques outils d’ajustement des couleurs. Un certain nombre de profils préenregistrés permettent d’appliquer le rendu d’un autre appareil, ou celui d’un film célèbre, tel que Velvia, Ektachrome ou Kodachrome. Si vous possédez un logiciel pour calibrer votre appareil photo (GMB Profile Maker, Digital Domain Profile Prism etc.), DxO Optics Pro vous assiste à la création d’un profil ICC personnalisé ainsi qu’à son application.
Image avant (à gauche) et après traitement (à droite) : la correction produite par la Lighting Engine est très marquée.
La politique commerciale de la société, un peu énigmatique par le passé – il fallait payer pour chaque module supplémentaire et le prix dépendait du type de matériel (professionnel ou non professionnel) – a évolué : les nouvelles offres sont plus transparentes quant à la tarification des modules indispensables pour votre équipement. Si vous achetez la version Elite du logiciel, vous pouvez télécharger gratuitement tous les modules optiques et choisir librement parmi les modules des appareils. Il est en revanche toujours impossible de créer des modules de correction pour tous les boîtiers et objectifs du marché, il est donc fort probable que vous ne puissiez pas couvrir tout votre matériel avec DxO Optics Pro. Dans ce cas, vous pourrez recourir à PT Lens ou à un de ses confrères, qui offrira probablement le module qui vous fait défaut.
DxO Optics Pro est aujourd’hui un logiciel de conversion RAW efficace ; outre une correction des principaux défauts d’image, il livre des résultats très flatteurs pour les photos les plus difficiles.
DxO, travailleur de nuit
Malgré les améliorations spectaculaires apportées par sa version 4, DxO ne fait pas encore partie des logiciels de conversion les plus rapides, que cela concerne la mise à jour des aperçus suite à la modification d’un réglage (plusieurs secondes) ou le temps nécessaire pour développer un fichier RAW (plusieurs minutes). Afin de rendre le travail avec DxO moins chronophage, vous pouvez lancer le traitement d’un lot d’images la nuit. Une autre possibilité pour gagner du temps : utiliser le logiciel uniquement pour corriger les défauts optiques, enregistrer les fichiers en format DNG et poursuivre le traitement avec un autre logiciel de conversion ( par exemple Camera Raw).
Devenez gestionnaire de projet
Les projets sont probablement la nouveauté la plus marquante de cette quatrième mouture de DxO. Vous devez créer un nouveau projet (Fichier>Nouveau projet, ou Ctrl/Cmd + N) ou ouvrir un projet préalablement enregistré (Fichier>Ouvrir un projet, ou Ctrl/Cmd + O) afin de pouvoir traiter vos fichiers.
Le projet héberge trois types de fichiers : un raccourci d’accès rapide, un dossier comportant toutes les informations relatives aux images du projet (piles de fichiers, paramètres de développement et correction) et, si vous n’en décidez pas autrement, tous les fichiers développés par l’application. Ces derniers se trouvent dans un dossier nommé « Correction ».
Je vous conseille de regrouper tous les projets dans un dossier centralisé et de les doter d’une appellation explicite (Fichier>Enregistrer projet sous), de cette façon vous pouvez facilement retrouver et reprendre vos fichiers RAW déjà traitées. Évitez également d’enregistrer les fichiers finalisés à l’intérieur d’un projet, ce serait en effet la meilleure façon de les égarer…
L’interface utilisateur de DxO
L’interface utilisateur de DxO Optics Pro 4.0 a subi une métamorphose très remarquée. Le logiciel cède à une « nouvelle vague noire » instaurée par Aperture et reprise par Lightroom et Silkypix. Mais au-delà de ces améliorations esthétiques, le logiciel bénéficie d’une interface enfin fonctionnelle : les commandes sont disposées dans cinq modules (espaces de travail) selon le déroulement du flux de travail. Bien que les modules de DxO rappellent ceux de Lightroom (qui en a le même nombre), leurs fonctionnalités diffèrent.
Le module Sélectionner
Le module Sélectionner s’ouvre à chaque démarrage du logiciel. L’interface utilisateur se présente alors partitionnée en trois volets que vous pouvez aisément redimensionner, soit par un glisser/déposer, soit en cliquant sur un des petits boutons en forme de flèche positionnés au bord de chaque panneau. Cliquez sur une flèche pour déplier le volet correspondant, puis sur une double flèche pour le replier.

Le module Sélectionner de DxO Optics Pro V4
L’explorateur de fichiers occupe la partie haute de l’interface et reprend l’arborescence de l’explorateur du système. Il permet une navigation libre parmi les dossiers de votre ordinateur et ceux qui sont disponibles en réseau.
Le volet droit affiche par défaut une liste de tous les fichiers du dossier sélectionné. Cliquez sur un des en-têtes de la liste (Nom de fichier, Extension, Taille, Date de création) pour modifier son ordre d’affichage. Passez ensuite en mode Vignettes via un clic sur la deuxième icône de gauche de la rangée d’icônes située sur la partie supérieure droite du volet. L’icône voisine permet d’appliquer un filtre d’affichage pour n’afficher que les images en format RAW, RVB (TIFF ou JPEG), ou les fichiers déjà traités. Vous pouvez modifier la taille d’affichage des vignettes moyennant le petit curseur situé sur le bord droit inférieur du volet ; un second curseur permet une navigation rapide parmi les vignettes.
Le logiciel vous impose une sélection des fichiers à traiter, ces derniers s’affichant alors dans le volet du bas, la fenêtre de projet. Il y a plusieurs façons d’y ajouter des fichiers : par une sélection des fichiers (Ctrl/Cmd + clic pour une sélection multiple, Shift + clic pour une série contiguë), puis par un simple glisser/déposer ou un clic sur le bouton Ajouter des images. Le bouton Ajouter des images + Paramètres rapides permet d’appliquer un des préréglages proposés par le logiciel. Ces préréglages activent/désactivent certains modules de correction ou apportent des corrections plus au moins marquées aux images sélectionnées. Le bouton Traiter maintenant vous permet de développer rapidement une sélection de vos images en mode automatique, sans passer par les corrections du module Améliorer (détaillées plus loin).
Le module Organiser
Une fois que les images à traiter sont sélectionnées, cliquez sur l’onglet Organiser pour accéder à la « table lumineuse » de DxO. Un clic simple sur une des images du volet inférieur l’affiche dans la grande fenêtre – ce qui est parfait pour examiner les fichiers à l’aide de l’outil Loupe et/ou de l’outil Main. Mais ne cliquez pas trop vite : un double clic propulserait votre fichier dans le module Améliorer !
Il est possible d’afficher plusieurs images à la fois, sélectionnez-les simplement dans la fenêtre du Projet (volet inférieur). Dès qu’une image est dans la partie supérieure de l’écran, vous pouvez afficher ses informations en cliquant sur l’icône Informations image, située au-dessus de l’aperçu.
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En cliquant sur l’icône Informations image, vous pouvez accéder à certaines métadonnées EXIF ainsi qu’à des informations relatives au logiciel. Celui-ci applique seulement une partie des corrections à l’aperçu lorsque le grossissement de ce dernier est inférieur à 75 %, ce qui est le cas ici ; les corrections pour l’aberration chromatique, la netteté ainsi que le bruit ne sont pas pris en compte.
Si vous traitez une grande quantité de fichiers à la fois, vous les pouvez grouper dans une pile d’images. Il convient de sélectionner les images à rassembler (Ctrl/Cmd + clic sur chacun des fichiers), d’effectuer un clic droit sur la dernière image sélectionnée, puis de choisir entre les options Nouvelle pile ou Ajouter à la pile ; cette dernière option affiche ensuite les piles existantes. Vous pouvez ainsi appliquer un jeu de réglages commun (clic droit, puis l’option Appliquer le Preset) ou décerner un certain nombre d’étoiles (raccourcis de 1 à 5 pour un nombre d’étoiles entre 1 et 5) à l’ensemble des images d’une pile. Ces étoiles reflètent un ordre de priorité pour le traitement des images (cette fonctionnalité est expliquée plus loin).
DxO Optics Pro possède également une fonction Diaporama pour faire défiler les images en plein écran (Affichage>Jouer le diaporama, ou raccourci F11), ce qui est particulièrement utile pour valider la pertinence de vos choix.
Le module Améliorer
La raison d’être d’un logiciel de conversion RAW demeure l’ajustement et le développement des fichiers bruts. Au-delà de ses fonctions de correction, DxO Optics Pro possède tous les outils nécessaires pour que vous puissiez laisser libre cours à votre créativité. Le module Améliorer offre ainsi une palette d’outils capables de traiter les images les plus difficiles. Vos photos méritant sans doute mieux que les réglages par défaut du mode automatique, je vous suggère de faire appel au mode Paramètres experts, même si le mode Paramètres prédéfinis peut sembler plus rassurant pour un utilisateur peu expérimenté.
DxO analyse les données EXIF à l’ouverture des fichiers et affiche les pictogrammes suivants en spécifiant dans quelle mesure les outils de correction du module Améliorer pourront être employés. Voici ci-dessous les scénarios les plus répandus.
- L’image est entièrement prise en charge par les modules du logiciel. Il peut procéder au traitement sans aucune intervention de l’utilisateur.

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DxO requiert des informations supplémentaires. Ici, l’utilisateur est invité à lui communiquer la distance de mise au point, faute de quoi le module DxO Optics ne déploiera pas toute sa puissance. Contrairement à la version précédente, incapable d’initier le traitement d’une image sans avoir obtenu l’information de la distance de la part de l’utilisateur, la version 4 s’exécute normalement – en supposant comme distance de mise au point l’infini !


- Le logiciel ne peut pas traiter cette image d’un format de fichier non pris en charge, ici un fichier RAW du Canon D60 (seul ses fichiers JPEG peuvent être traités par DxO).

Outils de correction
Il suffit de double-cliquer sur une vignette du gestionnaire de projets situé dans la partie inférieure de l’écran pour ouvrir l’image correspondante dans le module Améliorer. Les outils de correction sont alors à droite de l’écran.
La barre d’outils dispose de plusieurs onglets qui révèlent/dissimulent leurs options moyennant un simple clic sur la barre de titre de l’onglet correspondant ; il est ainsi possible d’afficher uniquement les outils dont vous avez besoin. Notez que vous pouvez toujours choisir entre une position fixe (Affichage>Outils ancrés) ou variable (Affichage>Outils flottants) pour la barre d’outils.
Zoom, le premier onglet, donne accès à la fonction Loupe. Un simple curseur fait varier l’affichage de l’aperçu d’une taille ajustée à celle de l’écran jusqu’à un grossissement de deux fois la taille des pixels (200 %). Cliquez sur un des deux icônes situées des deux cotés du curseur pour réduire ou agrandir la taille d’affichage. Le bouton 100 % permet d’accéder directement à un affichage à la taille réelle des pixels ; le bouton Ajuster adapte l’affichage à l’espace disponible, lui-même limité par la largeur de la fenêtre de projet.
Le deuxième onglet, Histogramme, affiche l’histogramme qui n’autorise aucune intervention, mais informe en temps réel sur l’état des corrections effectuées. Il fait apparaître trois couleurs, une pour chaque couche RVB, et propose une fonction pour l’affichage des zones écrêtées (accessible depuis les trois boutons situés dessous). L’éditeur EXIF permet d’ajouter deux lignes aux données IPTC des fichiers développés : Auteur et Copyright – offre encore très limitée face à d’autres logiciels plus complets, notamment Lightroom et Aperture.
L’onglet Presets est bien plus significatif pour votre flux de travail. Les presets sont des jeux de réglages permettant de désactiver certains modules de correction (None_Lighting, None_Optics…), d’accéder directement à certains effets visuels et créatifs (Noir et Blanc, Sépia) ou à des rendus couleur (Portrait, Paysage…). En plus des préréglages enregistrés, vous pouvez établir un jeu de réglages parfaitement adapté à votre appareil photo et/ou à votre perception esthétique. Il est d’ailleurs souvent indispensable de pondérer les réglages par défaut du logiciel, trop prononcés pour la réduction du bruit (DxO Noise) et la récupération des ombres (DxO Lighting). J’ai donc créé un jeu de réglages pour chaque sensibilité ISO de mon boîtier principal, un Canon EOS 1Ds, afin de minimiser la perte de piqué induite par le lissage du traitement de bruit et pour éviter des artefacts dans les basses lumières.
Le logiciel vous permet de sélectionner un des trois modes opératoires : automatique, semi-automatiques et manuel. Bien que je préconise d’utiliser de façon systématique le mode manuel (Paramètres experts), le mode semi-automatique (Paramètres prédefinis) vous autorise à appliquer un jeu de préréglages (preset) à un répertoire d’images auxquelles vous souhaitez donner une uniformité de rendu.
L’onglet Paramètres prédéfinis laisse le choix entre l’option Tous les paramètres (vous adopterez alors tous les paramètres du preset) et l’option Paramètres prédéfinis qui permet d’appliquer un préréglage séparé pour chaque module de correction (Couleur, tonalité, corrections optiques et accentuation).
Avec l’onglet Paramètres experts, vous quittez les modes « assistés » pour découvrir toute la puissance des modules de correction. Heureusement, DxO propose là encore certains réglages par défaut que vous pouvez adopter sans hésiter, mais les images qui nécessiteront une intervention plus personnalisée seront encore nombreuses .
Le traitement des corrections optiques (module Dxo Optics) est au cœur même du logiciel. Sa qualité a contribuée à la réputation mondiale de son éditeur. Les algorithmes du module DxO Optics corrigent :
- le vignetage, qui se manifeste par la perte de luminosité dans les coins de l’image – ce phénomène à la fois d’origine physique et optique est lié au type de capteur ;

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l’aberration chromatique latérale, qui est plus prononcée avec des objectifs de type ultra grand-angle et grand-angle ;
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la distorsion, elle aussi accentuée par l’utilisation de focales grands-angles ;
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les franges pourpres (purple fringing), variation de l’aberration chromatique engendrée par les microlentilles de certains capteurs numériques.
Les réglages par défauts proposés par le module DxO Optics conviennent la plupart du temps, mais vous pouvez les modifier pour « fermer une image » (laisser un faible taux de vignetage résiduel) ou pour préserver une partie de la distorsion si caractéristique d’un objectif grand-angle.
Les outils de l’onglet Netteté permettent d’accentuer la netteté tout en atténuant un manque d’homogénéité entre le centre et les bords de l’image. Pour la correction de perte de piqué, liée au processus de l’interpolation couleur ainsi qu’au filtre passe-bas du capteur, DxO fait la distinction entre le manque de netteté proprement dit (basé sur une mesure du blur via le fameux BxU – Blur eXperience Unit – de DxO Analyser) et l’application d’une accentuation sur les contours de l’image en vue d’une utilisation spécifique (grâce à l’outil USM). Si vous envisagez une étape de post-production avec Photoshop, nous vous conseillons de désactiver l’option USM (d’où l’intérêt d’être dans le mode Expert) pour travailler plus tard l’accentuation. Il est parfois préférable de modérer l’optimisation du piqué, lorsqu’elle procure des résultats exagérés.
Avec sa version 4, DxO Optics Pro ouvre son moteur de conversion colorimétrique. Les nouvelles fonctionnalités très ludiques du module DxO Color incitent ainsi à l’expérimentation. N’avez-vous pas déjà souhaité pouvoir homogénéiser le rendu colorimétrique de vos photos issues de plusieurs appareils numériques ? Sélectionnez simplement un des profils ICC disponibles dans le menu Profil de rendu des couleurs et appliquez-le à vos images : elles adoptent alors le rendu d’un reflex Canon, Minolta ou Nikon. Regrettez-vous le bon vieux temps de la photographie argentique ? Il vous suffit de choisir un des rendus de film proposés (Astia, Provia, Velvia, Kodachrome ou Ektachrome VS, Tri-X, Ilford XP-2, Neopan Acros 100 etc.) pour retrouver les couleurs (ou les teintes monochromes) du film de votre choix. Le nouveau DxO Film Pack, apparu avec la version 4.1 du logiciel ne reproduit pas uniquement le rendu de vos émulsions argentiques préférées, mais s’évertue également à restituer leur texture granuleuse ! À contre-courant de tous les efforts pour réduire le bruit d’un capteur, vous êtes de même à ajouter du grain à votre image. DxO Optics Pro vous autorise même à sélectionner le rendu colorimétrique d’un film et le « grain » d’un autre – bref, il n’existe que peu de limites à votre créativité.
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Le module DxO Color et les options du DxO Film Pack. Nous avons choisi ici le rendu et le grain d’un film Kodachrome 25. Le logiciel vous permeten outre un paramétrage très fin de la finesse et la texture du grain, via les paramètres Intensité, Taille et trois préréglages (Grand format, Moyen Format et 24x36).
Les photographes confirmés peuvent aller encore plus loin. Le logiciel permet de remplacer le profil ICC interne par un profil personnalisé, établi à l’aide d’un logiciel spécialisé (GMB Profile Maker, MonacoDCcolor, etc.). La calibration est alors nettement plus fidèle que celle proposée pour Camera Raw et/ou Lightroom, les logiciels d’Adobe appliquant systématiquement le profil générique intégré. Les développeurs de DxO [précisez] vous ont facilité la tâche et proposent une fonction dédiée (Fichier>Exporter Image pour Profil ICC) qui développe l’image de votre mire sans y apporter la moindre modification. L’annexe A2 (« Réglages couleur des logiciels de conversion ») de "Développer ses fichiers RAW" détaille cette procédure de calibration.

L’outil Balance des couleurs multipoint propose une façon très intuitive de modifier certaines couleurs des images. Une roue de couleurs dotée d’un curseur en forme d’aiguille permet d’ajuster la teinte, via un mouvement circulaire, ainsi que la saturation. Vous pouvez disposer jusqu’à quatre points de contrôle qui limitent la modification à la seule teinte sélectionnée.

Deux commandes supplémentaires, Rayon et Force, permettent de doser l’effet. L’exemple suivant illustre la puissance de l’outil de balance des couleurs multipoint, très semblable aux points de contrôle de Nikon Capture NX. Nous avons placé deux points de contrôle, un premier sur une des fleurs, pour obtenir une teinte plus chaude et plus saturé, et un deuxième sur l’herbe pour lui doter la couleur d’un champ de blé. Si vous souhaitez préserver la balance des couleurs d’origine, cochez l’option Préserver la balance des blancs, dans le cas contraire, les corrections sélectives s’étendent sur toute l’image.

DxO a conçu la fonction DxO Lighting (qui utilise les algorithmes de la Lighting Engine) pour rattraper les ombres bouchées et les hautes lumières grillées à cause de la dynamique limitée du capteur. Les réglages du mode Auto peuvent parfois paraître exagérés. Diminuez d’abord la puissance de la correction (option Intensité des réglages : Léger, Moyen, puis Fort) ; si cela ne convient toujours pas, il vous faudra intervenir manuellement via le bouton Manuel.

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Point blanc et point noir : ces deux curseurs déplacent progressivement les pixels sombres vers le blanc ou les pixels clairs vers le noir.
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Gamma et Rayon : lorsque vous augmentez la valeur du curseur Gamma, vous augmentez le contraste entre les pixels les plus sombres, tout en diminuant le contraste des pixels les plus clairs. Le curseur Rayon modifie l’interprétation des pixels sombres par le logiciel : une valeur de 0 signifie que la commande Gamma est appliquée à tous les pixels, une valeur de 15 limite l’efficacité de la commande aux plus sombres.
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Contraste local et Contraste global : le curseur Contraste global applique une courbe en S à toute l’image, tandis que le curseur Contraste local agit de manière beaucoup plus subtile, en augmentant le microcontraste dans les tons moyens tout en préservant les hautes lumières et les ombres.

Le bruit numérique est corrigé à l’aide de la fonction DxO Noise. Bien que particulièrement efficace pour supprimer le bruit de luminance et le bruit coloré, son réglage par défaut est trop puissant et lisse les photos à outrance au point de générer une structure d’image peu naturelle. Il est heureusement possible de passer en mode manuel afin de réduire les valeurs par défaut.

Une fois tous les défauts corrigés, vous pouvez améliorer la tonalité et les couleurs, critères davantage esthétiques que techniques. DxO propose dans l’onglet DxO Color un éditeur TSL (Teinte/Saturation/Luminosité) pour modifier ces trois paramètres, soit sur la couche composite RVB, soit pour chaque couche couleur séparément. Une courbe permet aussi de rectifier finement la répartition des tons. Pour un meilleur contrôle, cliquez sur le tracé de la courbe afin d’ajouter des points d’ancrage.
Nous vivons dans un monde à trois dimensions, on imagine donc les difficultés qu’il y a à reproduire une scène sur un écran ou un tirage papier disposant de seulement deux dimensions. Certaines déformations, visibles sur des sujets tridimensionnelles, sont inévitables. L’anamorphose de volume, nom du phénomène,, notamment, affecte les sujets proche de l’objectif ou à la périphérie de l’image sur des photos prises au grand-angle. L’outil Correction de l’anamorphose de volume est probablement la nouveauté la plus impressionnante de cette quatrième version. Il est très efficace pour corriger ces déformations et propose deux types de correction : les options Sphérique et Cylindriques, la première étant par exemple bien adaptée pour les visages, la seconde pour les silhouettes humaines ou les bâtiments. Notez qu’on ne peut appliquer la correction de l’anamorphose de volume que quand l’objectif est pris en charge par le logiciel.
Image avant traitement. Les distorsions optiques (courbures de lignes droites) et l’anamorphose de volume (les roues de l’avion sont étirées vers les bords de l’image) sont très marquées.

Image après traitement avec les outils Correction de l’anamorphose de volume et Perspective/Horizon . Les lignes sont droites, l’anamorphose de volume a été corrigée et la perspective rectifiée.
DxO Optics Pro est également capable de rectifier la perspective des images prises en légère plongée ou contre-plongée ou dont la ligne d’horizon est inclinée. Les outils correspondants se trouvent dans l’onglet Perspective/Horizon.
DxO Optics Pro possède à ce jour l’arsenal le plus complet du marché pour supprimer les défauts techniques des prises de vue. Pour peaufiner le rendu colorimétrique et la tonalité des images, il offre d’autres outils que nous n’avons pu présenter qu’en partie dans ce livre. Notez en particulier que l’onglet Balance des blancs et exposition regroupe les outils Compensation de l’exposition et Récupération des hautes lumières qui sont d’un grand secours lorsque la mesure d’exposition ou la lumière sont perfectibles…
Optimiser les performances de DxO
Pour bénéficier des prouesses d’un appareil reflex dernier cri et d’un logiciel de pointe, vous devez disposer d’un ordinateur à la hauteur. Malgré les progrès incontestables de la quatrième version de DxO (et de sa mise à jour 4.1) en ce qui concerne la vitesse de conversion, je vous recommande chaudement l’emploi d’une machine à processeur double cœur (un Mac ou PC à base de processeur Intel Core Duo, Core 2 Duo ou Athlon 64 × 2), ainsi que 2 Go de mémoire ou davantage. DxO fait appel à eux simultanément, augmentant considérablement ainsi sa vitesse d’exécution.
Dans l’onglet Performances des préférences (Édition>Préférences), vous pouvez allouer plus ou moins de puissance au logiciel lors d’un traitement par lot. Si vous possédez un ordinateur un peu ancien ou si vous souhaitez utiliser une autre application en parallèle, sélectionnez l’option « Puissance minimale pour DxO Optics Pro ». Si vous disposez d’un ordinateur musclé, préférez au contraire l’option « Puissance maximale pour DxO Optics Pro » : toutes les ressources disponibles seront alors attribuées au logiciel. L’option « Les meilleurs paramètres pour cette machine » détermine automatiquement le réglage adapté.
Les modules Traiter et Afficher
DxO Optics Pro offre de traiter une grande quantité de fichiers les uns après les autres. Cette option est activée par défaut puisque toutes les images d’un projet seront traitées automatiquement. Pour valider vos réglages avant de lancer le traitement d’une série d’images, processus très long, vous pouvez définir un ordre de priorité pour le traitement : il suffit de sélectionner un ou plusieurs fichiers, puis leur attribuer un classement de 1 à 5 étoiles. À la différence d’autres logiciels (Lightroom, Aperture, Bibble, Nikon Capture NX, Raw Shooter), l’attribution d’étoiles sert ici uniquement à déterminer un ordre de traitement.
Le logiciel permet une conversion en trois formats de fichiers différents : TIFF (8 ou 16 bits/couche), JPEG ou DNG. Le fichier DNG peut être ouvert dans Lightroom, Lightzone ou Camera Raw, tout en restant assez éloigné d’un fichier brut – le dématriçage ayant déjà été effectué par DxO

Les paramètres de sortie de DxO
Vous pouvez également choisir entre deux espaces de travail RVB (sRVB et Adobe RVB 1998) ou en sélectionner un autre parmi les profils de votre dossier système.
Comme dans Capture One, il est possible de spécifier le développement simultané de plusieurs formats d’enregistrement ; contrairement à la version 3.5, vous n’êtes plus limité à trois files de traitement à la fois. Il est ainsi possible de développer de multiples versions du même fichier, à des fins différents (Internet, Offset, Tirage Minilab). Les paramètres de traitement sont très souples, vous pouvez intervenir librement sur la taille, la résolution, le taux de compression et le profil de sortie. À la fin du traitement, DxO Optics Pro affiche les fichiers finalisés dans le module Afficher, ce qui permet une comparaison des images avant et après traitement, et ce jusqu’à la taille réelle de pixels (100 %) ; il est également possible de leur faire effectuer des rotations de +/- 90°.

La visionneuse du module Afficher
DxO Optics Pro 4.X – fiche pratique
Systèmes d’exploitation et configuration minimale :
Windows 2000, XP 32 ou 64 bits, processeurs Pentium 4 – 3 GHz ou AMD Athlon – 2 GHz, 512 Mb (Starter et Standard) ou 1 Gb (Premium) de mémoire RAM.
Macintosh Mac OS 10.3.9 ou 10.4, processeurs G4 ou G5, 512 Mb (Starter et Standard) ou 1 Gb (Premium) de mémoire RAM.
Appareils photo et objectifs reconnus : consulter la liste de compatibilité sur le site Internet de DxO.
Comment l’acheter : chez votre spécialiste photo ou sur le site DxO pour la version complète, mises à jour après enregistrement par login sur le site de support de DxO.
Tarifs : 79 US $ (DxO Starter), 149 US $ (Standard) ou 249 US $ (Elite) (tarifs novembre 2006).
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